indifférente
à la foule
qui languit
sur le garde-corps
tu te hisses
pour saisir du regard
tout Paris
au loin
l’hydre engloutit
l’horizon
la ville –
dis-tu
n’en est que plus
belle

morceau d’une chose qui a été déchirée
indifférente
à la foule
qui languit
sur le garde-corps
tu te hisses
pour saisir du regard
tout Paris
au loin
l’hydre engloutit
l’horizon
la ville –
dis-tu
n’en est que plus
belle

l’habituel
pas de deux
sur la faïence écurée
les pieds
d’abord se croisent
les regards se heurtent
un éclat de voix
puis les mots jetés
au visage
ces motifs
répétés à jamais

Miro
de ta bouche
la fumée qui grossit
le frimas parisien
ciel de novembre
l’acier grince
et sous le ventre
des chevaux de bois
s’enroule l’herbe grise
la robe ivoire
du demi-sang
qui t’emporte ailleurs
ce regard halluciné

.
ni le ciel
par instant
quand la porte
s’ouvre
ni la voix
feutrée
de la femme
au verso
ni le rose
des épices
au fond
de l’assiette
ni l’or
du silence
trouvé
en chemin
