sous la lune
qui perce au vent
un vieux chêne
montre ses fesses
seize heures
des enfants rient
dans l’herbe jaune
non loin
en cercle leurs mères
délibèrent –
d’un buisson
soudain
le cri roux d’un chien
sans nom

morceau d’une chose qui a été déchirée
ce doux profil
à la lueur d’une lanterne –
on dirait le motif
d’un poisson
brossé sur de la porcelaine
mais voilà que
soudain le motif murmure
des mots
dans une langue ancienne
à peine soufflée

.
papier
de cellulose
en pure pâte
vierge
doublé sur l’épaisseur
et soufflé à l’air chaud
avec son mandrin
exempte de tout parfum
qui aisément
s’éteint dans l’eau
des broyeurs
ou des fosses
septiques
indifférente
à la foule
qui languit
sur le garde-corps
tu te hisses –
ma belle
pour saisir du regard
tout Paris
soleil de mars –
l’hydre engloutit
l’horizon
et la ville –
dis-tu
n’en est que plus
belle

.
le gout aigre
du café
enroulé
sur lui-même
.
there’s no countries
.
ses doigts
crochés
à une prise
de tabac
.
It isn’t hard to do
.
un bord de mer
en suspens
rincé
à l’aquarelle…
.
Nothing to kill or die for
.
nos regards
plongeant
de part et d’autre
de l’horizon
.
And no religion too