le souffle
du bandonéon
et aussitôt
le pas de deux
les corps s’entrecroisent
les pieds se heurtent
on perçoit
à l’étage
les éclats de voix
les mots jetés
au visage
ces motifs
qui se répètent
à l’infini

Miro
morceau d’une chose qui a été déchirée
le souffle
du bandonéon
et aussitôt
le pas de deux
les corps s’entrecroisent
les pieds se heurtent
on perçoit
à l’étage
les éclats de voix
les mots jetés
au visage
ces motifs
qui se répètent
à l’infini

Miro
de ta bouche
la fumée qui grossit
le frimas parisien
ciel de novembre
l’acier grince
et sous le ventre
des chevaux de bois
l’herbe grise
s’enroule –
la robe ivoire
du demi-sang
qui t’emporte
son regard
halluciné

.
ni la ville
par instant
quand la porte
s’ouvre
ni la voix
cassée
de cette femme
au verso
ni le rose
épice
qui fond
dans l’assiette
ni l’or
du silence
trouvé
en chemin
