un peu de ciel
entre les branches
une odeur
de terre mouillée –
le jour qui vient
déjà baigne
dans sa propre clarté
une grive
s’envole
de derrière un bosquet
une autre suit
le cœur en oublie presque
de réclamer

Georges Kamelakis
La poésie en tranches
le ciel
oui
mais creusé
par d’autres mains
que les nôtres
je reviens
comme on vient
la première fois
transi
avec un peu de froid
sur les lèvres
ne sachant
si c’est l’air
plus vif
ou la distance
qui me rend
à moi-même
