un nom
cède
dans le heurt du jour
âpre
presque un cri
ce nom
me prend la bouche
comme si la nuit remontait
soudain
jusqu’aux lèvres

Francesca Woodman
La poésie en tranches
un nom
cède
dans le heurt du jour
âpre
presque un cri
ce nom
me prend la bouche
comme si la nuit remontait
soudain
jusqu’aux lèvres

Francesca Woodman
le ciel
oui
mais creusé
par d’autres mains
que les nôtres
je reviens
comme on vient
la première fois
transi
avec un peu de froid
sur les lèvres
ne sachant
si c’est l’air
plus vif
ou la distance
qui me rend
à moi-même
