Vers qui suis-je partie ?
Je n’entends plus l’appel
d’un nom ou d’un visage.
Il me suffit ici
d’une saison sans roses,
d’un beau temps de péril,
d’une pénurie grande,
d’un désir si brûlant
que l’espace y prend feu.
Anne-Marie Kegels

Valérie Belin