un court instant
la main reste
au-dessus des nuages
puis elle descend
vers le lieu qui tremble
elle y pose
nerveuse
ces quelques mots –
tu es
ce qui reste
quand je ne pense plus
à toi

Jack Davison
un court instant
la main reste
au-dessus des nuages
puis elle descend
vers le lieu qui tremble
elle y pose
nerveuse
ces quelques mots –
tu es
ce qui reste
quand je ne pense plus
à toi

Jack Davison
la transparence
étrange de cette vitre
traversée de pluie
la rue se brouille
les arbres semblent pousser
plus loin
je ne bouge pas
me voici
rendu à moi-même
sans autre parole
que celle
de l’eau qui tombe

Paxti Laskarai
les oiseaux sont
remplis de mousse sur les arbres
les arbres sont en carton
metríste mékhri to tría
il ne faut pas s’appuyer sur les arbres
il ne faut pas s’adosser aux murs
il faut retenir son souffle
jusqu’à voir des couleurs
Alban Kacher
Baya (Fatma Haddad)
j’ai marché tôt
avant que le jour
ne pèse
l’ombre
était mince
elle suffisait
je n’avais rien
à offrir
rien à partager
le silence était
joyeux
je laissais venir
ce qui venait

Claire Adelfang
Nous froissons
un murmure
sans y prêter
plus d’attention
encore un pas
doucement
pour se laisser
soulever
jusqu’aux feuilles
s’approcher
de l’éternité
Anne-Lise Blanchard
Olivier Debré