La (mauvaise) conscience

 

sous une allée

de platanes battus

à tous les vents

ton ombre avachie

sur une souche rouillée.

Huit ans ont passé

sans qu’une feuille tombe.

J’avance (enfin)

pour mélanger nos regards

mais à l’égal du mien

un visage osseux

et des lèvres fines.

 

©  tv

Image http://www.fondation-giacometti.fr/

 

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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