Ce que le ciel
observe
de l’endroit
où je vis
des visages remontent
le cours temps
ni pareils
ni différents
ils traversent
silencieux
les brumes de novembre
et je les regarde
comme on regarde
une flamme qui tremble
sans rien retenir
sauf l’écho
de ce qui fut
et déjà
n’est plus

Margharita Chiarva
Parce que la résonance. Et ma reconnaissance.
« La pensée pose son objet puis le développe dans une
réflexion construite. Le poème, lui, se lance sans savoir,
et avançant, construit son objet ou son enjeu. Ce n’est
pas que la poésie ne puisse pas se penser, c’est que la
pensée sera toujours en retard sur la poésie. »
Antoine Emaz
(merci à vous)
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» que tout soit posé là
certes
mais comme pas assez là
il n’y a que ce qu’il y a »
(du même)
Merci à vous aussi
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et derrière les saisons,
les rues et les fantômes –
un bruit de visages sans lieux
merci…
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