Ce que le ciel observe


Ce que le ciel

observe

de l’endroit

où je vis

des visages remontent

le cours temps

ni pareils

ni différents

ils traversent

silencieux

les brumes de novembre

et je les regarde

comme on regarde

une flamme qui tremble

sans rien retenir

sauf l’écho

de ce qui fut

et déjà

n’est plus

Margharita Chiarva

Hors champ


le corps

encore blanchi

de lueurs

les yeux assis

sur la pierre

doucement

le nuit

m’ensonge

et le silence

qui me prête

un autre visage

plus lent

plus fragile

m’accueille

sans me rompre

Margherita Chiarva