Ni l’un ni l’autre



un visage

attend dans le silence

de la maison

je ne sais pas depuis

quand il est là

ni le même

ni celui d’un autre

il m’observe

sans dire un mot

peut-être

attend-il quelqu’un

d’autre

Margharita Chiarva

Hors champ



dans la nuit

qui m’ensonge

mon visage

me semble moins étranger


plus ouvert

peut-être


comme si la nuit

me rendait à moi-même


ou si là-bas

l’air était moins mauvais

Margherita Chiarva