Après ton départ



longtemps

je t’ai gardée

comme un ciel de braise

dans la bouche


tu ne brûlais pas

tu restais contre mes lèvres


tu m’offrais le goût

des premières lueurs


et si la nuit

faisait encore peau

tu te faisais jour

avant même que le matin

apparaisse

Erwin Olaf

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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