longtemps
je t’ai porté
comme un ciel
de braise
dans la bouche
tu ne brûlais pas
tu ne comptais pas
tu éclairais
juste assez
dans les rues
sans visage
dans la nuit
qui gagnait parfois
sur nos voix

Erwin Olaf
longtemps
je t’ai porté
comme un ciel
de braise
dans la bouche
tu ne brûlais pas
tu ne comptais pas
tu éclairais
juste assez
dans les rues
sans visage
dans la nuit
qui gagnait parfois
sur nos voix

Erwin Olaf