je reste
un long moment
devant la porte
entrouverte
je ne dis rien
j’écoute ce qui vient –
la ronce demeure la conscience
du jardin
quelques gouttes tombent
dans l’épaisseur du vent
mon visage
se tourne vers un carré
d’herbes hautes
quelque chose
les traverse
mais rien n’y prend voix

Michel Dheurle
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Merci.
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J’écris avec beaucoup d’incertitudes… Merci beaucoup pour votre retour
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L’incertitude est inhérente, je pense, au don.
Toute forme d’art, dont l’écriture, est don…
Je doute pour ma part énormément aussi.
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c’est la lenteur, oui
voulue
et d’y retenir le temps
la lumière du soir
…
(merci, Jacques)
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C’est d’une belle simplicité qui en devient majesté pure.
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