Le jardin



je reste

un long moment

devant la porte

entrouverte


je ne dis rien

j’écoute ce qui vient –

la ronce demeure la conscience

du jardin


quelques gouttes tombent

dans l’épaisseur du vent


mon visage

se tourne vers un carré

d’herbes hautes


quelque chose

les traverse  

mais rien n’y prend voix

Michel Dheurle