La veille au soir



un souffle

effleure le bout de

mes lèvres


pourtant

je suis seul

et je ne dors pas


je penche

un peu la tête

j’entrouvre les doigts


ma main fouille

dans le silence de la chambre

elle sait

pourtant que personne

n’entre là

Dolorès Marat

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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