Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.
changer
même le son de la pluie
par un regard béton
et
sans un mot
sur le côté noir de la tranche
laisser peser
l’errance
(merCi)
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Vous avez raison, il s’agit bien d’errance et non d’absence…
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Je l’aimais pourtant
cette absence…
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Je vous emprunte aussi l’idée de la pesée que j’aime beaucoup. Mais il n’est pas sur que je vous la rende… Merci
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Empruntez, empruntez…
et ne me rendez rien.
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LA SAVEUR DU RÉEL – Pierre Reverdy
Il marchait sur un pied sans savoir où il poserait l’autre. Au tournant de la rue le vent balayait la poussière et sa bouche avide engouffrait tout l’espace.
Il se mit à courir espérant s’envoler d’un moment à l’autre, mais au bord du ruisseau les pavés étaient humides et ses bras battant l’air n’ont pu le retenir. Dans sa chute il comprit qu’il était plus lourd que son rêve et il aima, depuis, le poids qui l’avait fait tomber.
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