Rivière

 

nos corps blancs

que le courant emporte

au loin

 

l’eau n’est plus de l’eau

la lumière durcit et l’œil est

maintenant si las

 

que les racines

garnissent le ciel

vie absconse

 

au couchant

le passage se referme

sur lui-même

 

et les seuls visages

qui s’animent sont ceux

qui n’ont pas de nom

 Abigael Varney

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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