Un monde autour d’elle comme une ombre
Elle déplace une chaise.
Quelque chose se crée –
Se prépare
Clair devant elle comme en plein air
L’espace qu’une femme engendre et emplit
Après toutes ces années
J’écris encore
Naturellement, sur ton visage
Tes grands et beaux
Yeux bleus
À travers l’ensemble de ma vision mais l’éclat de la chair
Les yeux bleus
Dans les itinéraires souterrains, dans les pluies fines
Les profils.
Georges Oppen
Lee Miller
…
y voilà la première
comme la dernière histoire
les yeux, la chair
et le temps
bref
toujours trop bref
qui n’accorde rien que l’instant
et quelque part quelque tendresse
comme autant de pluies fines
…
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