Ô vent de l’ouest



Un monde autour d’elle comme une ombre

Elle déplace une chaise.

Quelque chose se crée –

Se prépare

Clair devant elle comme en plein air

L’espace qu’une femme engendre et emplit

Après toutes ces années

J’écris encore

Naturellement, sur ton visage

Tes grands et beaux

Yeux bleus

À travers l’ensemble de ma vision mais l’éclat de la chair

Les yeux bleus

Dans les itinéraires souterrains, dans les pluies fines

Les profils.


Georges Oppen

Lee Miller

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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