De midi



En quelle nuit

de mon sommeil as-tu


bu jusqu’à l’ivresse à la source


qui jamais ne tarit, en quelle

nuit où je dormais ?

Ô sombre, sombre ta livrée

Plus noire que la nuit.


Notre douleur est ta tendresse,

et maladroit ton chant

emplit la rue, ô matinale

soulé. En quelle nuit de mon sommeil

emplit notre destin

l’oraison ivre de celui-

là qui sans avoir précède


oiseau de midi pour la seconde mort


Gérard Bayo

Andoni Beristain

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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