Sans le savoir



ces jeunes silhouettes

qui traversent le jour

comme si

le monde leur appartenait


je les regarde

marcher


leurs voix se mêlent

à celle de la rue


elles passent

fièrement

sans tourner la tête


sans même savoir

que la lumière passe  

après elles

Makoto Fukui

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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