(de) Le vrai lieu

 

« Je crois que l’écriture ne peut se définir en termes de bonheur ou de malheur. Peut-être en une alternance de désespoir et de contentement. Quand j’ai terminé un texte, je me dis : voilà une bonne chose de faite. J’emploie cette expression banale dans son sens le plus fort, de véritable accomplissement. Une tâche aux contours incertains était devant moi, je suis allée vers elle, je l’ai prise à bras le corps et elle est achevée. Un objet est là, un texte, qui va aller vivre ou ne pas vivre, c’est selon le lecteur, la lectrice. »

Annie Ernaux – (extrait de « Le vrai lieu »)

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

2 réponses

  1. Je soupire d’aise. Merci. Il s’agit d’un livre que j’aime beaucoup.
    Permettez-moi quand même de soulever deux petites erreurs de transcription.
    Il manque quelques mots dans la première phrase.
    « … l’écriture ne peut pas se définir en termes de… »
    Et il ne devrait pas y avoir de point d’exclamation après « une bonne chose de faite ».
    Merci encore. De m’avoir fait revisiter ce beau texte d’elle.

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