On voit mourir le jour



dans

les dernières lueurs

qui tiennent l’ombre

en lisière


les heures

sans grâce

avancent à tâtons


le vent rejoint  

la nuit


derrière la porte

j’entends

gratter un visage

qui cherche à

revenir

Benjamin Juhel

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A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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