(de) Aria

 

Met en rang ses souvenirs

ils crient qu’ils n’ont jamais existé.

Met en rang les noms

ils battent ensemble comme des cuillers de bois.

Met en rang les visages et eux par bandes se délitent

mélangeant les ongles et les sons.

Parle avec l’air.

« Tu ne blesses pas » dit-elle,

mais l’air brûle et fauche – à ras – le passé.

 

Antonella Anedda

Carla Piacenza

 

 

 

 

A propos terrain vague

la poésie en mille morceaux

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