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dans le sommeil qui vient lisant
au plein soleil
le poids de la tête emporte
le rêve
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Emmanuel Laugier
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dans le sommeil qui vient lisant
au plein soleil
le poids de la tête emporte
le rêve
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Emmanuel Laugier
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sur le sol glacé
de petites bêtes –
crocodiles
à peine formés
rampent en silence
je replie mes jambes
contre mon sein
j’ignore
si elles procèdent
d’une faille profonde
ou d’un songe
dérangé

Pierre Alex
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Des myriades de feuilles d’érable
Sur des myriades de feuilles d’érable
Découpées devant le pont,
Quelques voiles rentrent tard dans le crépuscule
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Combien me manques-tu ?
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Mes pensées s’écoulent
Avec les eaux du fleuve de l’Ouest,
Elles courent vers l’Est, sans cesse
Jour et nuit.
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Yu Xuanji (844-871)
Li Shuang
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« Ainsi le poème
Il faut que je vacille ! »
Me dit cet ami
A qui je montre la tristesse
Dans la fleur d’un sourire ».
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Yosano Akiko
Zao Wou-Ki
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Au risque d’écrire à un(e) presque inconnu(e)
une lettre d’amour à partir d’un presque rien
qui vous a traversé
dans une fulgurance inconnue
de vous jusqu’alors.
Anne Dufourmantelle
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J’ai tout dit à la montagne. Notamment que je n’arrivais plus à vivre. Elle m’a répondu négligemment en soufflant sur mon feu que ce n’était pas grave, que vivre n’était qu’une idée, que la nuit venait tous les jours, qu’il fallait s’allumer une cigarette, laisser bruler lentement, le mauvais bois, le mauvais sang. Le temps ici change vite.
José Gsell
Joseph Mallord William Turner