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ni le ciel
par instant
quand la porte
s’ouvre
ni la voix
feutrée
de la femme
au verso
ni le rose
des épices
au fond
de l’assiette
ni l’or
du silence
repris
en chemin

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ni le ciel
par instant
quand la porte
s’ouvre
ni la voix
feutrée
de la femme
au verso
ni le rose
des épices
au fond
de l’assiette
ni l’or
du silence
repris
en chemin

Foret paisible, silencieuse, comme des brumes tissées
Montagne froide, toute la région, verte et désolée
Le crépuscule pénètre la maison élevée
Quelqu’un à l’étage, mélancolique, en vain
Attend debout sur le perron de jade
Les oiseaux passent la nuit et s’envolent, retour en hâte
Quelle sorte d’état est le trajet du retour ?
Et les refuges lointains succèdent aux gites proches…
Li PO (alias Li Taibai)
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Poussière fine et sèche dans le vent,
Je t’appelle, je t’appartiens.
Poussière, trait pour trait,
Que ton visage soit le mien,
Inscrutable dans le vent.
Jacques Dupin
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http://www.wikiart.org/en/zao-wou-ki/vent-et-poussi-re-1957#close
L’homme bien portant, il ne fait pas d’art, il va à la chasse. L’homme bien portant, c’est le sauvage, le barbare. Tant que vous n’êtes pas névrosé quelque part, tintin. Une des grandes sources de l’art, c’est le onze degré. Il n’y a pas un seul écrivain qui n’était pas malade. Sauf le Victor Hugo, ce gros con. Ça m’a tellement chagriné que j’ai fini par fouillé, par gratter ; or il avait été syphilitique. Voilà le problème est réglé, il n’y a pas un cas. C’est donc que l’art est un truc de malade (rires)… Le reste du monde joue au football.
Louis Calaferte / Les Inrockuptibles – 10 ans l’album / 1996
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Porte close, épais silence
Fenêtre opaque, pièce vide
J’aime cette retraite
A quoi bon les montagnes ?
https://www.quora.com/What-are-some-great-Japanese-artworks-that-depict-Chinese-subjects
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Las de tous ceux qui viennent avec des mots, des mots, mais pas de langage,
je partis pour l’île recouverte de neige.
L’indomptable n’a pas de mots.
Ses pages blanches s’étalent dans tous les sens !
Je tombe sur les traces de pattes d’un cerf dans la neige.
Pas des mots, mais un langage.
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Presque une nuit d’automne.
Le souvenir
De sa main froide.
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Ah, moite comme ce soir de printemps
Errant dans son élégant kimono carmin, c’est elle!
Douce comme une sœur, c’est elle!
Ni la lune sur le cimetière ni le phosphore ni l’ombre ni la vérité
Et quelle tristesse !
Ainsi ma vie et mon corps s’en vont pourrissant
Et dans le paysage vague du Néant
Ravissants visqueusement penchent !
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Sakutaro Hagiwara
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