Parc du Vernay



la branche

ploie

et l’oiseau disparaît

sans bruit

l’enfant reste

figé

trois doigts

pointés vers le ciel

Peter Hutchinson

A l’enfant


nos langues

se croisent

sans jamais

se toucher

la mienne

usée

s’empourpre

sous l’effort

la tienne

plus parente

vit

à mes côtés

Miguel Hernandez

Apartée


tisse

la lumière

jusqu’au tourment 

pour que le manque

devienne enfin

visible

Will Hooper

Joindre le geste


ma main

creuse

le désuni dans lequel

les mots sont englués

non pour le poème

mais

le soir tombe

et je ne m’entends

plus parler

Massimo Léardini

Sur place



je n’ai rien

à faire

sinon marcher

marcher

dans la poussière du je

marcher

dans les pas de

ce que j’ai crû être

marcher

pour marcher

Jessi Boyd-Reid

Poésie de l’absurde


lla mort

n’existe pas

ou si peu –

sinon

les peupliers

iraient jusqu’au ciel

le soir pourrait pleurer

dans les branches

et nous

humains de nature

nous brûlerions

d’un seul souffle

tout ce qui est à

notre portée

Anonyme

Ne pas savoir est Bouddha


au soir

jusqu’à sentir

encore ta main

sur ma nuque

j’ouvre les yeux

j’éteins la lampe –

la lumière ne doit pas

décider de tout

et retrouvant

le mantra qui passa

l’hiver –


mille fois la rivière


je souris comme

un vieux

Caroline Dufour

Podcast


çà et là

dans la buissaie

pavillonnaire

des chats

aux yeux dilatés

et le fer brut

de ces monstres qui guettent

la proie

Yiannis Hadjiaslanis