Quelque chose ment que je t’ai perdue,
je le croirais presque.
Il fait maussade et de l’humilité tout plein.
Le cœur se cabre,
l’œil brûle.
De larme aucune.
En pleurs n’est que la nuit dehors.
Isolement.
Texte et image de Paul Klee
Quelque chose ment que je t’ai perdue,
je le croirais presque.
Il fait maussade et de l’humilité tout plein.
Le cœur se cabre,
l’œil brûle.
De larme aucune.
En pleurs n’est que la nuit dehors.
Isolement.
Texte et image de Paul Klee
à l’heure dite
le vent effleure les pierres
une présence proche
rase le sol – sans doute
l’humeur lasse
d’une bête
et juste au-dessus
ces oiseaux noirs
comme figés
dans le ciel
le temps suspendu
ces longues bandes
de lumière

Maude Schuyler Clay
où es-tu ?
où sont les promontoires de roses
la route qui traverse les flammes,
les crêtes parjures ?
où est la perle qui
se ferme comme une coquille
où sont les carnavals d’avant la fin du monde ?
où est l’astre victorieux sur le drapeau ?
où est le cœur du brouillard ?
où es-tu
Où sommes-nous ?
Bei Dao
Comme quand le paysage glisse
sous la
peau. Comme quand l’hiver s’installe
dans un
puits. Celui qui s’en va
regarder
dedans
y trouve le ciel, qui se change en
nuit.
Et une étoile
qui scintille
dans le ciel véritable.
Jan Erik Vold