la main sur la rampe
l’escalier qui plonge
dans la rue
les visages
les voix
la lumière du jour
ce que la main effleure
ou le matin entrouvre
tout cela –
vois-tu
ce n’est pas une vie

Gaétan Chambon
Flous dans l’ombre
du demi-jour
feuillages roux et clochers
forêts flétries
me poussent au voyage
Je sais déjà
que l’automne sera long
où j’écouterai la nuit me parler
d’éternel retour.
Christophe Mahy
André Lichtenberg
Parfois la distance se réduit
à si peu
à presque rien
entre la réalité
et le miroir.
La métaphore est épuisée.
On a lissé la mer
Béatrice Giraud
Sejkko
–
pourquoi
faut-il
encore
que le matin
t’appartienne
comme si le jour
n’était jamais
qu’un jour de plus
comme si dans l’air
toujours
j’entendais
le bruit
de tes pas

un chemin
désert
dans l’à-vif du soir
une lumière
mouillée
ces senteurs ocres
qui remontent
de sous terre
la pierre
poussant
sous nos pieds

Erwin Olaf
.
comme si
attisée
par un souffle
soulevée
d’abord nuée légère
nébuleuse qui monte voltige s’éparpille
retombe
noir pollen
indécis
ondulé de frissons
(j’imagine n’ayant vu)
.
Danièle Faugeras
Marcello Cammi