Terres froides

.

si infime

paraît

ce corps

quand il erre

dans l’épaisseur

du songe

enchâssé

dans son siège

il respire

bouche bée –

fleur

parmi les fleurs

de l’autre

vallée

Un ravissant cimetière

.

Ah, moite comme ce soir de printemps

Errant dans son élégant kimono carmin, c’est elle!

Douce comme une sœur, c’est elle!

Ni la lune sur le cimetière ni le phosphore ni l’ombre ni la vérité

Et quelle tristesse !

Ainsi ma vie et mon corps s’en vont pourrissant

Et dans le paysage vague du Néant

Ravissants visqueusement penchent !

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Sakutaro Hagiwara

.

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