la nuit
se déplie
et rend l’œil
à sa propre lumière
je n’ai rien
à vouloir de plus
je suis
le lent détour
du rêve
un visage me regarde –
c’est le tien

Jonathan Bertin
je marche
seul
dans une lumière
qui ne tient rien
les visages
doucement s’effacent
les rires se défont
en chemin
la trace se brouille
de la main gauche
j’écris –
me reste-t-il assez
de ciel
pour avancer ?

Hervey Stein