nous dormons
sous mes paupières
nous marchons
sous les ailes du vent
nous effleurons
les buées d’automne
nous suivons
l’eau qui coule de nos mains
nous allons
plus loin que loin
nos yeux découvrent
la beauté du matin

La poésie en tranches
nous dormons
sous mes paupières
nous marchons
sous les ailes du vent
nous effleurons
les buées d’automne
nous suivons
l’eau qui coule de nos mains
nous allons
plus loin que loin
nos yeux découvrent
la beauté du matin

entendre
la rumeur des choses
sans ombre ni visage
tu dis –
le fond n’est jamais noir
il bruisse d’une clarté
que l’œil ne sait pas
nommer
tu dis –
le jour n’est jamais blanc
il porte en lui
le frémissement et le doute
tout y est mêlé
tu dis –
la pluie dans la poussière
le souffle dans la gorge
le sujet avant même que
la lumière soit levée
