(sur l’air des) barbares bodhisattava

 

Foret paisible, silencieuse, comme des brumes tissées

Montagne froide, toute la région, verte et désolée

Le crépuscule pénètre la maison élevée

Quelqu’un à l’étage, mélancolique, en vain

Attend debout sur le perron de jade

Les oiseaux passent la nuit et s’envolent, retour en hâte

Quelle sorte d’état est le trajet du retour ?

Et les refuges lointains succèdent aux gites proches…

Li PO (alias Li Taibai)

Image http://asia.library.cornell.edu/Wen/about.php

Un ravissant cimetière

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Ah, moite comme ce soir de printemps

Errant dans son élégant kimono carmin, c’est elle!

Douce comme une sœur, c’est elle!

Ni la lune sur le cimetière ni le phosphore ni l’ombre ni la vérité

Et quelle tristesse !

Ainsi ma vie et mon corps s’en vont pourrissant

Et dans le paysage vague du Néant

Ravissants visqueusement penchent !

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Sakutaro Hagiwara

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