un visage
sans poids
la peau
traversée
de lumière
ces ailes
que tu ouvres
dans le vent
le jour
qui vient
tout emporter

Josef Hofer
J’ai aiguisé les lames
Mon regard, à mon insu,
guette les fleurs.
Un parapluie noir
A côté du porte-parapluie
Anniversaire de la réédition
Clair de lune d’hiver
Nous nous couchons
comme un frère ainé avec sa petite sœur.
Amari Oki
Christian Michael Filardo
Flous dans l’ombre
du demi-jour
feuillages roux et clochers
forêts flétries
me poussent au voyage
Je sais déjà
que l’automne sera long
où j’écouterai la nuit me parler
d’éternel retour.
Christophe Mahy
André Lichtenberg
J’ai dû le dire,
j’entends et je le vois.
A cinq ou six faces
j’en perds mon crayon.
Non. Non, ne me dites pas que c’est
dans ma tête.
J’ai dû le dire,
il se meut et je me glisse en lui.
Non. Non pas sur terre, mais sous le jour,
à cinq ou six pattes.
Ne me dites pas que c’est dans ma tête
je ne vois qu’une chose –
je ne vois que lui.
Dominique Maurizi
Charlie Bobo
ce bout de route
devant moi
plus proche de la nuit
la vraie
la véridique
je ralentis le pas
je fais semblant
d’admirer le paysage
Ruse de vivant
Abdelatif Laâbi
Dolly Faibyshev
Il fallait bien qu’un visage
Réponde à tous les noms du monde
Paul Eluard
Gustav Klimt
Parfois la distance se réduit
à si peu
à presque rien
entre la réalité
et le miroir.
La métaphore est épuisée.
On a lissé la mer
Béatrice Giraud
Sejkko