(de) Terre mentale

.

Je te cache

dans la pulsation.

.

Tu n’es plus.

Deux fois.

Noir

noir

entre les yeux

ne se détachait

de l’angle.

.

Esther Tellerman

Rosalind Fox Solomon

(de) Journal du silence

.

Vendredi

Bureau, chaises et Mathilde en face.

Mathilde, 18 ans, intense inquiètante, sourcil noir épilé en une virgule arquée qui surmonte un regard brillant, fixe, étange. Un œil d’aigle. Il va falloir parler avec elle (Travailler avec les autres).

.

Avril Caumes

Ulrike Hannemann

Ne pas savoir est Bouddha


au soir

jusqu’à sentir

encore ta main

sur ma nuque

j’ouvre les yeux

j’éteins la lampe –

la lumière ne doit pas

décider de tout

et retrouvant

le mantra qui passa

l’hiver –


mille fois la rivière


je souris comme

un vieux

Caroline Dufour

 (de) Un bruit de verre en elle

.

une femme elle reste à la fenêtre elle ne

se jette pas par-dessus bord elle n’ouvre

pas elle regarde la vitre ou quelque chose

dehors derrière la vitre on n’en sait rien

elle ne dit rien de ce qu’elle voit est-ce

qu’elle voit seulement et puis son front

il est collé ça fait de la buée sur cette vitre

qui la sépare du monde

.

Albanne Gellé

Nick Mehedin

Podcast


çà et là

dans la buissaie

pavillonnaire

des chats

aux yeux dilatés

et le fer brut

de ces monstres qui guettent

la proie

Yiannis Hadjiaslanis

sans titre

.

te laisse œuvrer sans contrainte

à l’extrème du blanc

.

plus de ciel mensongé

plus de faiblesse

une veine de voix irrigue ton front

d’une eau nouvelle

.

tu surgis du bosquet de cendres

nu

.

aiguisé

.

Alain Brissiaud

Hélène Dorion

.

« J’ai compris que, si je m’engageais pour la vie dans ce chemin qu’était l’écriture, il ne s’agirait pas seulement de “faire des livres”, l’un après l’autre, mais que ce serait une manière d’apprendre à vivre, à être, à aimer – pour le dire banalement, mais sincèrement : à devenir un meilleur être humain –

Hélène Dorion

Là-haut

.

cette volute

dans l’azur immobile –

un ange peut-être

sur nos lèvres

ou seulement

quelques cristaux

pour meubler

l’éther

Perrine Lievens