la main sur la rampe
l’escalier qui plonge
dans la rue
les visages
les voix
la lumière du jour
ce que la main effleure
ou le matin entrouvre
tout cela –
vois-tu
ce n’est pas une vie

Gaétan Chambon
Et pour toute la vie
obsédant d’un non
qu’on a dit, l’aube inconnue
d’une autre absence et toujours
ce souffle intérieur, qui ronge
les os plus encore que n’importe quel
tourment, dans le vide de ton
nom, lente langueur
Roberto Veracini
Alice Attie
Enfermé tout l’hiver
Mon jardin est revenu
Dans sa jarre j’ai trouvé
Le visage des fleurs
Elles sont l’âme du oui
Que nos corps aiment.
Véronique Wautier
Julia Tatarchenko
Pourquoi rien
Pourquoi quelque chose
Pour qui ces arbres
Et les mots
pourquoi les assembler
pourquoi pas
Les fleurs attendent
le bouquet
Et le sexe attend
le lever d’une aube
Laisse mon souffle devenir
le verbe de l’attente
Claudine Bertrand
Massimo Leardin
J’ai aiguisé les lames
Mon regard, à mon insu,
guette les fleurs.
Un parapluie noir
A côté du porte-parapluie
Anniversaire de la réédition
Clair de lune d’hiver
Nous nous couchons
comme un frère ainé avec sa petite sœur.
Amari Oki
Christian Michael Filardo
Flous dans l’ombre
du demi-jour
feuillages roux et clochers
forêts flétries
me poussent au voyage
Je sais déjà
que l’automne sera long
où j’écouterai la nuit me parler
d’éternel retour.
Christophe Mahy
André Lichtenberg