La vie de famille



le souffle

du bandonéon

et aussitôt

le pas de deux

les corps s’entrecroisent

les pieds se heurtent

on perçoit

à l’étage

les éclats de voix

les mots jetés

au visage

ces motifs

qui se répètent

à l’infini

Miro

 

Bleu



nos chairs –

peaux ombres

mêlées

dans la douceur

du matin


un souffle

à peine


vos mains

laissées là


afin qu’au

plus tard

la parole

ne revienne

Egon Schiele