La grande beauté

.

par endroits

un visage remonte

à la surface

.

qui

pour un geste ou

une histoire de mots cousus de

l’intérieur

.

parfois  

c’est le corps qui émerge

.

presque nu

de s’allonger sur un coté

et de m’observer en train

de songer

.

est dans la puissance

de l’image

ces êtres qui ne vieilliront

jamais

James Reddinton

L’avent

.

sans cesse

la lumière retourne

au point d’origine

sont là

.

les mains roses

et les visages ouverts

les mots ignorants

la gêne

.

ce qui prête

à la partie infirme

du soi

Polina Washnington

Agony

.

vois l’ombre que

la lune continue

de blanchir

.

qui marche

sur l’été pour trouver

un lieu commun

.

sans cesse la voix

de l’être qui manque

la maison perdue

.

et l’avant

qu’il faudrait fondre pour

épuiser la force

Toshio Okamato

Vers les abysses

 

avant

l’endroit grouillait

de ces femmes-poissons

que les marins disent sirènes

 

il y avait des épaves pleines

de mauvais or

 

on entendait des chants peints

de joie et d’ivresse

 

la lumière semblait proche

tv5

 Trent Park

la Reyssouze

.

le nom de celui

qui met sa fierté à marcher

dans l’eau fraiche

à demi-nu

les cheveux baignés de soleil

ses pieds brillent

comme des tessons de lune

et jusqu’au soir

il rira des voix qui

appellent

.

Jacques Bonenfant

Samir Tladi

Une vie comme ça

.

l’espace

empli d’une lumière allusive

des herbes éternelles

et quelques cailloux repris

à la rivière

.

le sol est jonché

de pareils résidus et puis

rien de plus

.

si

le soir

cette enfant qui colle

son nez à la vitre avant d’établir

le néant

..

© Jacques Bonenfant

Maria Svatbova

De nulle part

d’où vient l’eau

qui coule sur ce visage ?

Et que dit la voix qui résonne

à mon oreille ?

Pour l’heure

la pierre alourdit le corps

et la mémoire cherche le début

d’une accroche

Jacques Bonenfant

Image Takashi Shuji