la nuit
se déplie
et rend l’œil
à sa propre lumière
je n’ai rien
à vouloir de plus
je suis
le lent détour
du rêve
un visage me regarde –
c’est le tien

Jonathan Bertin
nous dormons
sous mes paupières
nous marchons
sous les ailes du vent
nous effleurons
les buées d’automne
nous suivons
l’eau qui coule de nos mains
nous allons
plus loin que loin
nos yeux découvrent
la beauté du matin
