Hachuré, le jour :
haché.
Pourtant s’infiltre,
Rebelle, éraflé.
La lumière du jour.
Lourdement pèse,
Plurielle,
Non encore levée,
La herse de l’ombre
Pierre Chappuis
Hachuré, le jour :
haché.
Pourtant s’infiltre,
Rebelle, éraflé.
La lumière du jour.
Lourdement pèse,
Plurielle,
Non encore levée,
La herse de l’ombre
Pierre Chappuis
Toutefois reste le vent dans les os
et le vent partout
lorsque la mer se retire
. et que tu crois – mais un instant seulement ! –
que tout s’arrête là
et que tu fermes les yeux en attendant
de ce monde
ou d’un autre peut-être
un signe différent
. un réveil assuré
d’une possible béatitude, un jour
Roberto Veracini
Quelque chose ment que je t’ai perdue,
je le croirais presque.
Il fait maussade et de l’humilité tout plein.
Le cœur se cabre,
l’œil brûle.
De larme aucune.
En pleurs n’est que la nuit dehors.
Isolement.
Texte et image de Paul Klee
à l’heure dite
le vent
brûle la pierre
quelque chose
respire
sous les arbres –
sans doute
l’humeur lasse
d’une bête
cachée
dans l’ombre
la même
qui déjà rodait là
hier

Maude Schuyler Clay
où es-tu ?
où sont les promontoires de roses
la route qui traverse les flammes,
les crêtes parjures ?
où est la perle qui
se ferme comme une coquille
où sont les carnavals d’avant la fin du monde ?
où est l’astre victorieux sur le drapeau ?
où est le cœur du brouillard ?
où es-tu
Où sommes-nous ?
Bei Dao
Comme quand le paysage glisse
sous la
peau. Comme quand l’hiver s’installe
dans un
puits. Celui qui s’en va
regarder
dedans
y trouve le ciel, qui se change en
nuit.
Et une étoile
qui scintille
dans le ciel véritable.
Jan Erik Vold