la journée baisse
lentement
je regarde ce qui reste
les arbres perdent
leur contour
l’ombre les dessine
autrement
derrière
une fenêtre s’allume
puis une autre
on entend
des voix qui appellent
il faut rentrer chez soi
maintenant

Peter Hutchinson
la journée baisse
lentement
je regarde ce qui reste
les arbres perdent
leur contour
l’ombre les dessine
autrement
derrière
une fenêtre s’allume
puis une autre
on entend
des voix qui appellent
il faut rentrer chez soi
maintenant

Peter Hutchinson
.
Comme une trace vérité
Un grand trou noir
L’autre
Une empreinte
Cendre
Jamais éteinte
Désir de paix
Sur un sol muet
Profondeur de l’oubli
Aimer
À perpétuité
.
Michèle Gautard
Gilles Daoust
.
on s’interroge n’est-ce pas suffisant d’être là parmi tout ce qui s’offre sans fin
se sentant misérable
de n’en saisir
rien
n’est-ce pas suffisant d’être parmi les voix les corps de les toucher parfois d’être touché
et de sentir l’imperceptible
frémissement de
l’air
n’est-ce pas
suffisant
.
Christine Bloyet
Harold Feinstein
.
Ces cordages faits pour retenir les bateaux de rejoindre le vent et de s’y perdre.
La mer est toujours surveillée, vérifiée.
Dès fois qu’elle ne voudrait plus vivre.
Comme il y a des gens qui ne veulent plus partir mais seulement rester là, à vivre dans l’immobilité du temps.
.
Marguerite Duras
Hélène Bamberger
.
Je voulais savoir
qui
Tu
es. Ma nuit, c’est que jamais je
.
n’ai vu
qui
tu étais. Tu as disparu quand je t’ai demandé
pour la troisième
.
fois.
Je voulais que tu
dessines
un soleil
.
Jan Erik Vold
Tom Sandberg
.
Il y a un cimetière
ma main qui grince
sur le portail il y a
une tellement véritable allée
mes pieds sur le gravier
j’avance les fleurs sont
je me penche fatalement
jaunes où tu demeures
.
Chantal Ravel
Ni Tanjung
.
« Comme poète, il me semble qu’on est toujours en danger de répétition. De piétinement. Avec le temps, on arrive à se créer un langage, un univers, un style, quelque chose de précieux avec lequel on se sent à l’aise et qu’on devrait pouvoir pousser toujours plus loin, transformer à sa guise. Or, je n’ai jamais été sûre d’avoir cette aptitude naturelle pour la métamorphose » – Denise Désautels
.
arrachés
à la grotte
.
coupés
de la terre
par la soif
.
de la main
par le doute
.
du verbe
par les mots
.
coupés
de nous-même
par l’œil
insatiable
.
tant de fois
orphelins
.
et nous
cherchons
la mère
.
Charles Juliet
Olivier Debré
.
cela s’approche
fait frémir les buissons
où les oiseaux se taisent
.
cela vient de loin
.
si je n’étais pas encore née
ce serait un bruit d’eau
.
Cécile Guivarch
Erika Huffman
sachant
que la mort n’existe pas
nous laissons
nos portes ouvertes
et du même souffle
nous brûlons tout ce qui vit
à portée

Anonyme