nulle parole
contre le sommeil
seulement
le rythme des phares
et par instants
des ombres solitaires
voyage au bout
du rêve
je te conduis
dans cette nuit
ouverte
sans même savoir
si la vie dort
ou si elle rêve

Jean Pierre Cobra
La poésie en tranches
sur le chemin
de la noyeraie
j’implore
quelque chose
pour te retenir
ta voix s’efface déjà
bientôt
ce sera le visage
il y aura
un dernier regard
et juste après
la nuit tombera
