la brûlure
invisible
c’est la langue des yeux
blanche
grêle
plus forte que le cri
ou l’avalanche de mots
elle passe sans bruit
reste
sous la peau

Erwin Olaf
La poésie en tranches
vitres claires
un oiseau –
échappée lente
dans le ciel tremblé
les branches nues
d’autres départs
en silence
comme si rien ne pesait
un couple passe
dans la lumière blanche
leurs rires
une lumière proche
ton visage – un instant
ta bouche
un mot inachevé
tout ce que novembre prend
sans rien retourner

Katya Kalyska