Enfermé tout l’hiver
Mon jardin est revenu
Dans sa jarre j’ai trouvé
Le visage des fleurs
Elles sont l’âme du oui
Que nos corps aiment.
Véronique Wautier
Julia Tatarchenko
collection de poèmes pris au hasard (ou presque)
Enfermé tout l’hiver
Mon jardin est revenu
Dans sa jarre j’ai trouvé
Le visage des fleurs
Elles sont l’âme du oui
Que nos corps aiment.
Véronique Wautier
Julia Tatarchenko
Je me demande quel
lien existe-t-il entre le
poète Li Po et le cobra ?
Plus mystérieux encore
est ce rapport étrange
avec le chiffre 5.
Si j’avais
tout
compris
ça ne
serait pas de la
poésie
Dany Laferrière
Pourquoi rien
Pourquoi quelque chose
Pour qui ces arbres
Et les mots
pourquoi les assembler
pourquoi pas
Les fleurs attendent
le bouquet
Et le sexe attend
le lever d’une aube
Laisse mon souffle devenir
le verbe de l’attente
Claudine Bertrand
Massimo Leardin
J’ai aiguisé les lames
Mon regard, à mon insu,
guette les fleurs.
Un parapluie noir
A côté du porte-parapluie
Anniversaire de la réédition
Clair de lune d’hiver
Nous nous couchons
comme un frère ainé avec sa petite sœur.
Amari Oki
Christian Michael Filardo
Flous dans l’ombre
du demi-jour
feuillages roux et clochers
forêts flétries
me poussent au voyage
Je sais déjà
que l’automne sera long
où j’écouterai la nuit me parler
d’éternel retour.
Christophe Mahy
André Lichtenberg
J’ai dû le dire,
j’entends et je le vois.
A cinq ou six faces
j’en perds mon crayon.
Non. Non, ne me dites pas que c’est
dans ma tête.
J’ai dû le dire,
il se meut et je me glisse en lui.
Non. Non pas sur terre, mais sous le jour,
à cinq ou six pattes.
Ne me dites pas que c’est dans ma tête
je ne vois qu’une chose –
je ne vois que lui.
Dominique Maurizi
Charlie Bobo
ce bout de route
devant moi
plus proche de la nuit
la vraie
la véridique
je ralentis le pas
je fais semblant
d’admirer le paysage
Ruse de vivant
Abdelatif Laâbi
Dolly Faibyshev
Il fallait bien qu’un visage
Réponde à tous les noms du monde
Paul Eluard
Gustav Klimt
Parfois la distance se réduit
à si peu
à presque rien
entre la réalité
et le miroir.
La métaphore est épuisée.
On a lissé la mer
Béatrice Giraud
Sejkko
.
Je ne pouvais
plus dire
qui me veille
compte les clartés
qui épelle les
rêves et l’âme
qui
assourdit
les offenses
et les gris
qui encore
façonne
les surfaces.
.
Esther Tellerman
Tom Sandberg