Je regarde les oiseaux
Tracer leurs lettres d’argent
C’est toujours l’heureux
Toujours une cloche qui sonne
Et quelque fois
Quand le soleil l’emporte
Je m’assieds dans ce livre
Comme dans une maison
Véronique Wautier
Chiarra Benzi
Je regarde les oiseaux
Tracer leurs lettres d’argent
C’est toujours l’heureux
Toujours une cloche qui sonne
Et quelque fois
Quand le soleil l’emporte
Je m’assieds dans ce livre
Comme dans une maison
Véronique Wautier
Chiarra Benzi
il pleut
la mer se retire du paysage
dans une barque retournée
la poésie vaut-elle la peine ?
comme si la mer se retirait
comme c’est pompeux comme c’est loin
d’un chagrin singulier
on rentre les épaules
on rentre les mots
il pleut
Véronique Wautier
Hélène Bamberger
.
Jours de pluie
Derrière mes barreaux je regarde
La fin des fleurs
.
Et voici le poème
La belle écume des choses
Qui tuent
Qui luttent contre la mort
Qui aiment au galop
.
Un lieu sûr c’est
Comme prier
Les mains coupeées
.
La tempête a laissé au jardin
Ce que j’assemble ici :
Un grand vide que le cœur emplit
Mais j’entends la nuit savez-vous
J’entends la nuit qui bouge
Dans le noir
.
Véronique Wautier
R. Michael Walker