un jour
ordinaire
quelques pensées
flottent
à la lisière
sans savoir où
se poser
à voix basse
j’écris –
avec ou sans moi
la terre
continue de voyager

Trent Parke
un jour
ordinaire
quelques pensées
flottent
à la lisière
sans savoir où
se poser
à voix basse
j’écris –
avec ou sans moi
la terre
continue de voyager

Trent Parke
le silence cède
par endroits
un peu de jour
me traverse –
la blancheur seulement
puis
des images plus
que des mots
quelque chose
semble enfin prendre
forme

trente Park
Heure de vent
nuit contre la nuit,
ici, dans ma nuit.
Le vent taureau
court, s’arrête, tourne,
va quelque part ?
vent sombre
dans les entrecroisements
se brise l’âme.
Comme moi-même,
accumulation colère
sans dénouement.
Où suis-je ?
Le vent vient et va ;
Ni ici, ni là.
Miroir Aveugle.
Octavio Paz
Trent Parke