un jour
de semaine
doucement
usé
où s’entassent
les pensées omises
à peine ébauchées
la lumière
va vers les choses
immobiles
sous nos pieds
pourtant
la terre continue
de voyager

Trent Parke
un jour
de semaine
doucement
usé
où s’entassent
les pensées omises
à peine ébauchées
la lumière
va vers les choses
immobiles
sous nos pieds
pourtant
la terre continue
de voyager

Trent Parke
je suis seul
à nu
sur la pointe des os
le vide
l’effort d’y tenir
encore cette lumière
blanche
dans mes yeux
et le silence –
le cri d’un tissu
qu’on déchire

trente Park
Heure de vent
nuit contre la nuit,
ici, dans ma nuit.
Le vent taureau
court, s’arrête, tourne,
va quelque part ?
vent sombre
dans les entrecroisements
se brise l’âme.
Comme moi-même,
accumulation colère
sans dénouement.
Où suis-je ?
Le vent vient et va ;
Ni ici, ni là.
Miroir Aveugle.
Octavio Paz
Trent Parke