Entre temps


un jour

de semaine

doucement

usé


où s’entassent

les pensées omises

à peine ébauchées


la lumière

va vers les choses

immobiles


sous nos pieds

pourtant

la terre continue

de voyager

Trent Parke

A nu



je suis seul

à nu

sur la pointe des os

le vide

l’effort d’y tenir

encore cette lumière

blanche

dans mes yeux

et le silence –

le cri d’un tissu

qu’on déchire

trente Park

Vent et nuit


Heure de vent

nuit contre la nuit,

ici, dans ma nuit.


Le vent taureau

court, s’arrête, tourne,

va quelque part ?


vent sombre

dans les entrecroisements

se brise l’âme.


Comme moi-même,

accumulation colère

sans dénouement.


Où suis-je ?

Le vent vient et va ;

Ni ici, ni là.


Miroir Aveugle.


Octavio Paz

Trent Parke

Vers les abysses



avant

l’endroit grouillait

de ces femmes-poissons

que les marins disent

sirènes

il y avait

des épaves pleines

de mauvais or

on entendait

les chants

la joie et l’ivresse

la lumière semblait

si proche

tv5

 Trent Park