l’aurai-je
à mon tour
inventé
ce rivage
au feu du couchant
ou cet oiseau
à l’encre noire
qui danse
contre le vent

Stéphan Vanfletren
l’aurai-je
à mon tour
inventé
ce rivage
au feu du couchant
ou cet oiseau
à l’encre noire
qui danse
contre le vent

Stéphan Vanfletren
.
Tant d’années
et vraiment si maigre savoir
cœur si défaillant
.
Pas la plus fruste obole dont payer
le passeur, s’il approche ?
.
– J’ai fait provision d’herbe et d’eau rapide,
je me suis gardé léger
pour que la barque enfonce moins
.
Philippe Jacottet
Matthieu Litt
» Simplement, il est sûr que tout poème, pour moi, est toujours donné par un choc émotif, imprévisible, une surprise, et ne saurait exister sans cette impulsion initiale. Il s’écrit plus que je ne l’écris vraiment, dans un état de disponibilité intérieure, comme entre veille et sommeil. Certes, il peut y avoir ensuite des retouches, mais jamais un travail acharné qui ne pourrait que le détruire. »
Philippe JACCOTTET