à l’heure dite
le vent
brûle la pierre
quelque chose
respire
sous les arbres –
sans doute
l’humeur lasse
d’une bête
cachée
dans l’ombre
la même
qui déjà rodait là
hier

Maude Schuyler Clay
à l’heure dite
le vent
brûle la pierre
quelque chose
respire
sous les arbres –
sans doute
l’humeur lasse
d’une bête
cachée
dans l’ombre
la même
qui déjà rodait là
hier

Maude Schuyler Clay
» Ne rien dire, rien faire, marquer un temps d’arrêt, ployer, se redresser, se faire un reproche, être debout, aller à la fenêtre, dans le mouvement changer d’avis, retourner à sa chaise, encore être debout, aller à la salle de bain, fermer la porte, ouvrir ensuite la porte, aller à la cuisine, ni manger ni boire, retourner à la table, être lasse, tenter quelques pas sur le tapis, se rapprocher de la cheminée, la regarder, la trouver terne, tourner à gauche jusqu’à la porte principale, revenir à la pièce, hésiter, continuer, juste un peu, un brin, s’arrêter, tirer le côté droit du rideau, puis l’autre côté, regarder le mur. » –
Etel Adnan