La vie est ailleurs


dans

le salon tiède

où les hôtes attendent

dans des fauteuils

écaillés

le temps est arrêté

les tasses refroidissent

doucement

les voix ne quittent plus

la pièce

et si l’un d’entre eux

parfois se redresse

c’est pour voir

par la fenêtre

la mer s’éloigner

  Maria Svarbova