Guy



au soir

les objets retrouvent

le silence


la lumière change

de nom


la chaise

le livre encore ouvert

la tasse oubliée – rien ne bouge


dans l’air immobile

une voix

pourtant souffle à mon oreille –


le jour

vient de passer

Eikoh Hosoe

Plâtre

 

Blanc comme le gel un nu

Était suspendu à mon rêve

Les traces du ciseau qui en avaient taillé les formes

Étaient caressées par le vent de mon rêve

Et à mes yeux débordant de tristesse

Ce visage n’était pas inconnu

Ah !

Quel mystère que tu aies un corps.

Takayuki Kiooka

Image Eikoh Hosoe