Les oiseaux



quelques oiseaux

tournent

au-dessus de la maison

à deux


ils vont de toit en toit  

sans jamais y descendre


leurs cris les précèdent


on ne sait

ce qu’ils veulent

ou même

ce qu’ils nous reprochent


chaque soir

ils reviennent

et nous les regardons crier

derrière nos fenêtres

Andrei Fărcășanu

Voyage d’hiver


un rivage

dans l’à-vif du soir

vers une mer

prise au hasard


les oiseaux ont disparu


il reste

quelques traits noirs

là-haut

et ce goémon d’épave

par monceaux

qu’à nos pieds l’eau rejette


Andrei Fărcășanu