sur l’épaule
se pose
la main légère du temps
puis un souffle
dans l’attente muette d’un mot
d’un frisson
mais la pierre
en creux
garde encore le son de ton pas
l’œil vacille – pleurer
ou s’ouvrir
il ne tranchera pas

Harry Gruyaert
sur l’épaule
se pose
la main légère du temps
puis un souffle
dans l’attente muette d’un mot
d’un frisson
mais la pierre
en creux
garde encore le son de ton pas
l’œil vacille – pleurer
ou s’ouvrir
il ne tranchera pas

Harry Gruyaert
D’autres phrases plus proches que les miennes
D’autres silences mieux découpés
Civière, bras inconnus, couloir, ciel, ciel
Tellement plus de feuilles sur les arbres
La ressemblance, trace et oubli
Dans cette histoire quelqu’un lance une flèche, s’en va mourir où la flèche tombe
Ou bien c’est un souvenir de forêt, de courage
Sereine Berlottier
David Alan Harvey
une pulsation
lente
quelque part
entre ciel et peau
le jour se défait
en filaments pâles
l’ombre
se laisse approcher
et comme en songe
le silence
qui s’étend
devient le cœur
du paysage

Jean Louis Saiz
Debout mais
plus grande couchée moins
atteinte tout
recommence
Curieusement les oiseaux survivent les
fleurs survivent les arbres ne sont
pas arrachés ni la toile d’araignée
dans l’angle du volet secoué
L’écume vise
l’obstination d’une parole
que la répétition
ne désagrège pas
revient
sans venir à bout d’une
phrase
qui dirait
l’épuisement
du rivage
mère-vague et tempétueuse
Sereine Berlottier
Jean Louis Saiz
dans
la blancheur
du songe
pas de mot
pas de cri
pas même
un nom qui viendrait
creuser une explication
seulement
le silence
épais
comme une main pleine
de lumière
et ce souffle –
baume
sur la plaie encore
ouverte

Pierrette Bloch
Quelle implacable enfance a rivé ma vie la passion des nombres impairs ?
Annie Le Brun
Issei Suda
Deux mille ans de courses en sac
Quel spectacle inoubliable !
Annie Lebrun
Issei Suda
Je vous l’avais bien dit :
Tout l’art consiste dans l’éternel retard.
Annie Le Brun
Issei Suda