ne chercher
que le rythme lent
quelque part
entre la mer
et la peau
le jour se défait
en filaments pâles
l’ombre
comme en songe
se laisse frôler
et le silence si inondant
devient le cœur même
du paysage

Jean Louis Saiz
ne chercher
que le rythme lent
quelque part
entre la mer
et la peau
le jour se défait
en filaments pâles
l’ombre
comme en songe
se laisse frôler
et le silence si inondant
devient le cœur même
du paysage

Jean Louis Saiz
.
On n’est pas heureux
Sous l’azur fragile.
.
En ce jardin je sais je ne sais quoi.
Les feuilles sont un peu plus larges,
Un peu moins vertes que leur nom.
.
L’azur enfante l’ombre
(Le fruit de sa pourriture).
.
La terre aborde son silence
Qui l’attendait.
.
Jean Tortel
Jordi Ruiz Cicera
Toutefois reste le vent dans les os
et le vent partout
lorsque la mer se retire
. et que tu crois – mais un instant seulement ! –
que tout s’arrête là
et que tu fermes les yeux en attendant
de ce monde
ou d’un autre peut-être
un signe différent
. un réveil assuré
d’une possible béatitude, un jour
Roberto Veracini
Si l’on prend le langage en tant que tel, entité autonome, corps vivant, et qu’on le dégage de sa fonction utilitaire, outil de communication et d’échange entre les hommes pour le fonctionnement de la société, la langue est nue, mise à nu dans la lumière, et sa nudité est pure violence. Les mots cessent d’être de la menue monnaie qui circule, valeur d’usage et valeur d’échange. Les mots sont les étoiles scintillantes d’une constellation à l’état naissant. Ou les gouttes d’eau d’un torrent rapide. Ou les grains de sable d’une grève insoupçonnée (…) – Jacques Dupin
Portrait de Jacques Dupin – Francis Bacon