L’oiseau



le vent d’orage

effeuille

l’arbre qui tremble


entre les branches

le ciel devient gris


la pluie arrive


soudain

un oiseau file dans ce qui tombe

je le perds des yeux

Léonard Bourgois-Beaulieu

(de) L’oiseau

.

Volant ainsi

Dans un ciel voilé

On finit par ne plus discerner les pays lointains

Qu’on croyait bien connaître

Par ne plus discerner les bois flottés dérivant au loin.

Leur moitié sèche

Leur moitié humide

L’une comme l’autre

On ne peut plus les distinguer.

Ni les haies vives des haies lointaines.

Ni les ciels lointains.

Ni les cœurs lointains.

Et à force

De ne plus rien distinguer,

Je me retrouve à voler

dans un miroir volé.

.

Yasumizu Toshikazu (extrait de l’oiseau)

David Stewart