le vent d’orage
effeuille
l’arbre qui tremble
entre les branches
le ciel devient gris
la pluie arrive
soudain
un oiseau file dans ce qui tombe
je le perds des yeux

Léonard Bourgois-Beaulieu
le vent d’orage
effeuille
l’arbre qui tremble
entre les branches
le ciel devient gris
la pluie arrive
soudain
un oiseau file dans ce qui tombe
je le perds des yeux

Léonard Bourgois-Beaulieu
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Volant ainsi
Dans un ciel voilé
On finit par ne plus discerner les pays lointains
Qu’on croyait bien connaître
Par ne plus discerner les bois flottés dérivant au loin.
Leur moitié sèche
Leur moitié humide
L’une comme l’autre
On ne peut plus les distinguer.
Ni les haies vives des haies lointaines.
Ni les ciels lointains.
Ni les cœurs lointains.
Et à force
De ne plus rien distinguer,
Je me retrouve à voler
dans un miroir volé.
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Yasumizu Toshikazu (extrait de l’oiseau)